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Réglementation - La découverte d’un animal
mort dans la nature

Une découverte rare
Il faut savoir que la nature dispose d’une multitude de nettoyeurs qui vont très rapidement faire disparaître les carcasses d’animaux morts 24 à 48 h pour les petites espèces et de 4 ou 5 jours pour les grandes espèces dont on ne retrouve souvent plus que quelques os ou quelques morceaux de peaux.

D’abord se protéger soi-même et son chien. Ne jamais manipuler un cadavre (sauf avec des gants et une certaine connaissance des risques). Un cadavre doit donc toujours être considéré comme dangereux et laissé en l’état sur place par le particulier découvreur.

Pourquoi ?
Un cadavre est toujours le signe d’une mort récente.
Les causes de la mort peuvent parfois être évidentes, par exemple fractures multiples signant une collision avec un véhicule mais le plus souvent il faudrait manipuler la carcasse pour établir une simple hypothèse.
Dans la majorité des cas, ce sera une mortalité par maladie.
Beaucoup sont transmissibles à l’homme : ce sont des zoonoses souvent très graves de type tularémie, brucellose, tuberculose, échinococcoses, etc. Sans oublier la rage qui est éradiquée actuellement mais doit toujours être prise en compte (vaccination fortement préconisée pour les chiens se promenant en milieux naturels et obligatoire pour sortir de France).
Le diagnostic de la cause de mort par maladie est quasi impossible sans examen approfondi de la carcasse et des organes en laboratoire.

Protéger son chien
Arrêter immédiatement le contact (renfilage, morsure et voire consommation de la charogne). Des maladies dangereuses pour le chien peuvent lui être transmises : maladie d’Aujeszki, tularémie brucellose, tuberculose dont certaines que le chien pourra lui-même transmettre à l’homme.

Que faire ?
Si c’est une grande espèce, chevreuil, cerf, sanglier, chamois, bouquetin, ect, ne touchez pas l’animal. Informez la mairie et les services de l’ONCFS pour qu’ils prennent les décisions adéquates suivant l’espèce, le lieu et la situation sanitaire générale de la région.
Le maire est responsable pour les carcasses > 40 kg de l’évacuation du cadavre par les services de l’équarrissage. Pour les petites carcasses (moins de 40 kg) elles peuvent être enterrées dans la commune en des lieux précis préservant en particulier les ressources en eaux.
Les services de l’ONCFS décident des enquêtes sanitaires ou judiciaires (en cas de suspicion de braconnage) à mener le cas échéant.

Si c’est une petite espèce, (à plume, ou à poils lièvre, lapin, renard, etc) et que vous avez des gants pour la manipulation et un sac étanche pour le conditionner, prélevez-le et informez les services de l’ONCFS ou de la fédération des chasseurs qui vous donneront la marche à suivre.

Deux exemples de cas particuliers